l'empreinte de Ben M'hidi

      

l'empreinte de Ben M'hidi

   Moh Larbi BenMhidi 2008-10-17, 23:22

source: http://www.latribune-online.com/evenement/4120.html

Il avait t lartisan de la bataille dAlger et prsid le congrs

Lempreinte historique de Ben Mhidi

le 20-08-2008



Par Mekioussa Chekir

Sans Ben Mhidi le congrs de la Soummam naurait pas russi, et Abane naurait pu faire triompher ses thses, crivait le dfunt Benyoucef Benkhedda, prsident de la fondation qui porte son nom. Ce tmoignage illustre lui seul le poids de celui qui, le jour de son arrestation par les parachutistes de Bigeard, le 23 fvrier 1957, a arbor un sourire triomphant et une posture de la plus haute dignit. Mains et poings lis, lair des plus dfiants, cette image marquera jamais limaginaire des Algriens et collera au personnage pour lternit.
Son activisme et sa bravoure donnaient tellement de peines aux stratges franais que son arrestation fut salue comme une grande victoire. Il aura fallu 24 heures ces derniers pour raliser que celui qui fut arrt tout fait par hasard la veille tait lune des ttes les plus recherches de la capitale pour avoir t lun des artisans de la bataille dAlger. Je me suis ordonn de ne rien vous dire ! serait vraisemblablement la dernire phrase quil pronona, tenant ainsi son engagement moral de ne pas succomber lavilissement de la trahison et de la faiblesse.
Quitte rendre lme sous la torture dans la sinistre villa Susini Clos Salembier (El Madania), au bout de dix jours de dtention dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Donnez-nous vos avions et vos bombardiers, nous vous donnerons nos couffins ! avait-il os rtorquer la suite de son arrestation lorsque les Franais lui reprochrent le recours la mthode de lutte qui consistait poser des couffins pigs dans des lieux publics quils frquentaient exclusivement.
Si Abane Ramdane fut surnomm, juste titre, larchitecte de la rvolution, Ben Mhidi en aura assurment t lun de ses matres duvre. Ils se sont complts lun lautre dans la tche gigantesque de consolidation du
mouvement de libration un moment crucial de son histoire : quand il fallut, partir du printemps 1956, grer avec audace et matrise, son passage du stade insurrectionnel initial la phase rvolutionnaire proprement dite. Et l, leur apport, stratgiquement parlant, a t la fois immense et dcisif, tmoigne encore Benyoucef Benkhedda, lunes des figures historiques ayant le mieux connu les deux martyrs de la rvolution.
En ce 20 aot 1956, il est prsident de sance, et lun des grands stratges de la fameuse runion aux cts dAbane Ramdane, de Krim Belkacem, de Zighoud Youcef et dOuamrane. Ce qui fera sans doute aussi bien dAbane que de Ben Mhidi des dirigeants hors pair, cest leur conviction que la rvolution natteindrait jamais son ultime objectif si les Algriens ne sont pas souds. Do le souci de doter la rvolution dune direction politique homogne en impliquant les plus nationalistes parmi les responsables.
Le congrs de la Soummam devait servir la mise au point dune stratgie mme de permettre de tenir tte lune des armes les plus puissantes de lpoque. Les initiateurs de la rencontre lavaient compris. Mais lors des dbats ayant anim le congrs, des divergences sont apparues quant la prsence de certaines personnalits politiques davant le 1er novembre 1954, dont les militaires se mfiaient. Le colonel Ouamrane avait, tmoigne-t-on, os exprimer tout haut ces divergences que daucuns pensaient tout bas.
Il a fallu tout le talent de Ben Mhidi, crit Y. Courrire, pour convaincre le colonel en invoquant la recherche par les Franais dune troisime force : A aucun moment, nous ne devons laisser se constituer une troisime force, une tendance qui pourrait ngocier avec la France en dehors du FLN, expliquait le bras droit et compagnon dAbane. Celui qui disait aussi : Mettez la rvolution dans la rue et vous la verrez reprise par douze millions dhommes, lui qui tait, daprs Benkhedda, le type mme du militant du PPA qui sest profondment nourri de nationalisme et de religion. Une religiosit si solide quelle battait aisment en brche la thse galvaude par les Franais selon laquelle il a lui-mme mis fin ses jours. Pour ceux qui ont bien ctoy, le Jean-Moulin algrien, cette thse a valeur de sacrilge pour un rvolutionnaire de sa trempe

Moh Larbi BenMhidi
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: 07/11/2007

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