Les aveux dAussaresses

Les aveux dAussaresses

   Moh Larbi BenMhidi 2008-10-17, 23:34


Lundi 19 Mai 2008 -- La dernire rvlation du gnral Aussaresses sur limplication de Franois Mitterrand dans lassassinat de Larbi Ben-MHidi remet sur le tapis la face cache de la France. Franois Mitterrand tait, cette poque, ministre de la justice de la France. Pays des droits de lhomme. De la Rvolution de 1789. Un pays dont les principaux responsables pourtant nhsitent pas recourir aux excutions sommaires maquilles en suicides. Le plus troublant dans lhistoire et sagissant de la liquidation physique de Ben Mhidi est quon a limpression davoir affaire deux France.

Dun ct, un colonel de larme franaise lpoque, en loccurrence Bigeard, rend les honneurs militaires son illustre prisonnier qutait Ben Mhidi et de lautre un officier, Aussaresses, qui se faisait appeler le commandant O, prend la relve pour assassiner, sur ordre, ce mme prisonnier. Cest lunique fois o la France se met dans cette situation durant la guerre de Libration nationale. Il y a eu, certes, le piratage de lavion transportant Ben Bella et ses compagnons. Il y a eu, aussi, le poste de transmission pig qui ta la vie Ben Boulad, cet autre hros de la Rvolution. Il y a eu tant et tant de liquidations sommaires, qui ne glorifient pas la France, de combattants algriens au cours des huit annes de lutte. Mais, jamais il ny a eu une telle dualit de comportements dofficiers franais dans une mme affaire. A lexception toutefois de laffaire Dreyfus qui fut, elle, une affaire strictement franco-franaise. Rien voir avec lAlgrie.

Ben Mhidi aura russi, mme dans sa mort, servir lAlgrie pour avoir mis nu les deux faces de la France. Grce lui, on comprend mieux pourquoi De Gaulle a envoy des barbouzes combattre lOAS aprs le cessez-le-feu. Grce lui, on comprend mieux aussi le il faut que les lections se poursuivent de Mitterrand alors chef de lEtat franais surpris par la dmission du Prsident Chadli en janvier 1992. Grce lui, que dvnements troubles trouvent leur explication! Mme les aveux dAussaresses sexpliquent et on peut dire, dores et dj, quils nont rien voir avec un quelconque remords pour soulager sa conscience. Dailleurs, il dit lui-mme quil ne regrette pas son crime. Grce Ben Mhidi aussi on comprend mieux lchec du trait damiti avort. Et de beaucoup dautres faits. Cest sur cette dualit franaise que devraient se pencher nos historiens. Pour mieux comprendre le prsent et envisager lavenir. Que notre jeunesse sache que le sacrifice de Ben Mhidi doit toujours tre lclairage avec lequel elle devra lire lhistoire de lAlgrie. Davant, pendant et aprs loccupation.


Quote:

... Nous avons conduit le prisonnier sous bonne escorte nous craignions que le FLN norganise une vasion dans une ferme isole. L, dans une pice lcart de lhabitation, mes hommes ont accroch une corde un tuyau et plac un tabouret dessous. Lun deux a mme test le gibet pour mesurer la rsistance du tuyau. Il tait solide. Vers minuit, Ben Mhidi est entr dans la pice. Il a repouss le parachutiste qui voulait lui mettre un bandeau sur les yeux en disant quil tait un soldat. Le para lui a rpondu que ctait un ordre. La voix ferme, Ben Mhidi a rpliqu : Je sais ce quest un ordre. Je suis moi-mme colonel de lALN. Ce sont ses dernires paroles. ...
pour d'amples infos consulter le lien:
http://my.algeria.com/forums/history-histoire/19104-il-y-50-ans-mourait-sous-la-torture-mohamed-larbi-ben-m-hidi-2.html


Moh_AM 2008-10-17, 23:40 1
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   Moh Larbi BenMhidi 2008-10-17, 23:38

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Cinquante ans aprs lassassinat de Larbi Ben Mhidi

Les aveux dAussaresses toujours couverts par limpunit




La corde se cassa une premire fois. Cest comme un signe : au bout du nud assassin, lhomme de 34 ans tait plus grand que la misrable sauvagerie de ses bourreaux. Cest la nuit coloniale et la nuit tout court du 4 mars 1957. Lhomme sappelait Mohamed Larbi Ben Mhidi. Les bourreaux, eux, ne se cachent plus.



Contredisant la version officielle franaise du suicide, le gnral Aussaresses, le tristement clbre commandant O , ancien coordinateur en 1957 des services de renseignements Alger auprs du gnral Massu, confirme dans le quotidien franais Le Monde du mardi 6 mars 2006 que Larbi Ben Mhidi a t excut par pendaison et par ses propres soins et reconnat, galement, sans la moindre once de regret, lassassinat de lavocat Ali Boumendjel. Officiellement charg de coordonner le travail des officiers de renseignements, de la police et de la justice pendant la bataille dAlger, le commandant O effectue, sans tat dme, la sale besogne que le pouvoir politique, en mtropole, laisse faire, voire ordonne aux chefs militaires franais Alger , crit Le Monde. Aussaresses raconte au quotidien que Larbi Ben Mhidi est emmen en jeep, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, vers la Mitidja, au sud dAlger. Il est conduit dans la ferme dsaffecte dun colon extrmiste. Six hommes prparent lexcution. Ils glissent une corde autour du tuyau de chauffage accroch au plafond, font un nud coulant et installent un tabouret en dessous. Peu aprs minuit, Ben Mhidi est introduit dans la pice. Lhomme refuse le bandeau quon lui propose. Cest un ordre ! , lui lance le soldat. Je suis moi-mme colonel de lALN (Arme de libration nationale), je sais ce que sont les ordres ! , rplique Larbi Ben Mhidi, prononant peut-tre l ses dernires paroles. Le commandant O refuse daccder sa requte. Pour le pendre, les bourreaux vont sy prendre deux fois. La premire fois, la corde se casse. Dans une confrence de presse donne le 6 mars 1957, le porte-parole du gouvernement gnral dclara : Ben Mhidi sest suicid dans sa cellule en se pendant laide de lambeaux de sa chemise. Le Monde rapporte galement que la version du gnral Aussaresses est confirme par un ancien combattant algrien, Mohamed Cherif Moulay, qui stait rendu la morgue de Saint-Eugne pour rcuprer le corps de son pre. Un cadavre se trouvait sur une table mtallique () Sur lun de ses gros orteils, il y avait une tiquette accroche avec un nom : "Ben Mhidi". Jai tout de suite reconnu son visage , raconte Mohamed Cherif Moulay au Monde. Il ne saignait pas, ne portait aucun impact de balle, ni trace de sang, mais il avait la hauteur du cou une sorte de bleu rougetre, comme un dme , ajoute-t-il. Pour Henri Alleg, tortur par les paras Alger et auteur de La Question, et qui sexprimait dans les colonnes de lhebdomadaire franais le Nouvel Observateur, Aussaresses ne fait que confirmer ce quil a crit et dit lors de son procs portant sur le contenu de son livre (Services spciaux, Algrie 1955-1957, ndlr). Il napprend rien de nouveau. Le gnral Aussaresses revient sur ses mensonges. Il avait accrdit le fait que Ben Mhidi stait suicid. Cest lui qui avait combin ce mensonge comme lorsquil avait transform lassassinat du prisonnier politique Maurice Audin en vasion. Cette nouvelle confirmation ne traduit en rien une nouvelle affaire Aussaresses. Le gnral ne fait que continuer se vanter. De plus en plus de travaux mettent en vidence les mensonges du rgime franais pendant la guerre dAlgrie. Aujourdhui on ne peut plus nier . Aucune raction du ct officiel algrien depuis les aveux rptitifs du gnral Aussaresses. Fusill, excut froidement dune balle dans la tte ou pendu, ces scnarios ne changent rien la nature du forfait : un dirigeant de la Rvolution, prisonnier de guerre de surcrot, a t victime dune liquidation pure et simple , dclare au Quotidien dOran, dans son dition dhier, Brahim Chergui, un des responsables de lOrganisation dans lAlgrois. Il sagit dun assassinat. La question de fond reste de savoir qui sont les responsables de la liquidation du membre du CCE. Nul besoin dexgse. Les vritables responsables, les donneurs dordre sont les dcideurs politiques de lpoque , dit-il encore. Pour rappel, Paul Aussaresses avait seulement suggr dans son livre Services spciaux, Algrie 1955-1957, publi en 2001, lassassinat de Ben Mhidi par lui et ses pairs. Il a t poursuivi en justice pour apologie de la torture . Il est couvert par les dcrets du 21 mars 1962 qui ont amnisti les infractions lies la rpression sauvage du dispositif militaro-policier colonial. Dailleurs, dans un arrt de 1993 concernant lIndochine, la cour de cassation franaise a restreint la rpression des crimes contre lhumanit ceux commis durant la Seconde Guerre mondiale. En 2003, la cour de cassation rejette la poursuite des crimes contre lhumanit commis pendant la guerre dAlgrie dans laffaire opposant la Fdration internationale de dfense des droits de lhomme (FIDH) au gnral Aussaresses. Le 29 mai 2001, la FIDH avait dpos une plainte avec constitution de partie civile auprs du tribunal de grande instance de Paris pour crimes contre lhumanit. Le 11 septembre 2001, le juge dinstruction avait rendu une ordonnance de refus dinformer pour prescription des faits poursuivis. Cette dcision avait ensuite t confirme le 12 avril 2002 par un arrt de la chambre de linstruction de la cour dappel de Paris qui constatait, en outre, lapplicabilit de la loi damnistie contre les faits reprochs. Selon la justice franaise, les actes de torture revendiqus par le gnral Aussaresses entre 1955 et 1957 ne peuvent tre qualifis de crimes contre lhumanit et entrent donc dans le champ des crimes amnistis par la France en 1968. La FIDH avait alors condamn la frilosit et le conservatisme de la dcision rendue par la cour de cassation qui refuse encore obstinment dappliquer la coutume internationale alors mme que les faits incrimins obligent pourtant les Etats poursuivre et juger les auteurs de crimes contre lhumanit . Si la France est capable de traduire en justice des criminels de guerre ayant svi sous le rgime de Vichy, elle doit galement tre en mesure de sacquitter de ses obligations juridiques en ce qui concerne la guerre dAlgrie , avait soulign Amnesty International lors de la parution du livre. Le 24 novembre 2000, aprs quun certain nombre dofficiers, dont les gnraux Paul Aussaresses et Jacques Massu, eurent admis publiquement avoir t impliqus dans des actes de torture et des excutions extrajudiciaires, plusieurs ONG de dfense des droits de lhomme avaient appel les autorits franaises traduire en justice les responsables prsums de crimes de guerre et de crimes contre lhumanit. Mais le 14 dcembre 2000, le prsident franais, Jacques Chirac, a oppos une fin de non-recevoir ceux qui demandaient que soient prsentes des excuses officielles concernant la pratique de la torture par des soldats franais pendant la guerre.




Par Adlne Meddi
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Il y a 50 ans mourait sous la torture Mohamed Larbi Ben Mhidi Le rvolutionnaire qui drangeait
Samedi 3 Mars 2007
Par Mohamed Khaled Draren














Je me suis ordonn de ne rien vous dire. Cest sans doute la dernire phrase qua eu prononcer Larbi Ben Mhidi ses tortionnaires, avant de rendre lme dans la villa Susini Clos Salembier (El Madania).Il venait alors dy tre squestr, et subira les pires svices durant dix longs jours. Son assassinat sera maquill en suicide, et Ben Mhidi, dj au firmament de la gloire, entrera de plain-pied dans lhistoire.Proie inestimable pour les Franais, son arrestation survenue par pur hasard le 23 fvrier 1957 sera considre comme lun des succs les plus retentissants des parachutistes de Marcel Bigeard.Mais devant son silence et son refus davouer la moindre information, les autorits franaises dcident de lachever. Pour cela, il leur faudra lassentiment dune trs haute personnalit politique. Franois Mitterrand sera donc le bourreau indirect de Ben Mhidi. Ministre de la Justice de lpoque, il ne donne aucune limite sa cruaut et acquiesce lide propose par les militaires. Soixante-douze heures plus tard, Michel Gorbin, porte-parole du gouverneur gnral annonce que Ben Mhidi sest suicid dans sa cellule en se pendant laide de lambeaux de sa chemise. Ceux qui ont connu le chahid, sa pit et sa religiosit dbordante, auront tout de suite compris. La France, emptre dans la bataille dAlger, venait de passer la vitesse suprieure en tuant un des tnors de la rvolution algrienne.
Sa famille fera de son ducation une priorit Mais la vie de Mohamed Larbi Ben Mhidi est ainsi faite de pripties politiques, et de dvouement la cause nationale avant mme que nclatent les premires revendications indpendantistes. N en 1923 An Mlila, il est issu dune famille aise et trs attache aux valeurs religieuses. Ce sont ces mmes valeurs qui ne le quitteront pas jusqu sa mort. Le pre de Larbi, commerant de son tat, a veill ce que son fils bnficie dune ducation complte et parfaite, et cela en dpit de toutes les restrictions que les autorits coloniales avaient imposes aux indignes. Incapable dinscrire son fils prs de leur lieu de rsidence An Mlila, il le mettra sous lautorit de son oncle maternel Batna. Cest l quil fera son entre au collge colonial de la ville. Il y obtiendra le CEP avec mention trs bien.
Une vie faite de scoutisme de politique et de thtreMais cest Biskra o il sinstallera plus tard avec sa famille que le futur militant se forgera une vritable instruction la fois religieuse et politique. Cette dernire commencera par son ralliement en 1936 aux Scouts musulmans algriens. Ses anciens camarades garderont de lui le souvenir dun vrai scout dvou et omniprsent auprs des enfants quil avait encadrer. Selon nombre de ses proches, le scoutisme aura contribu en grande partie au renforcement de ses ambitions politiques. Sa rencontre avec le cheikh Ali Marhoum et Mohamed Abed Jilali ne fera que confirmer la vocation politique de Larbi Ben Mhidi.Intellectuel jusquau bout des ongles, il prenait mme le temps de faire du thtre entre 1944 et 1945. Il avait cette occasion prsent nombre de pices au thtre casino de Biskra. A travers ses personnages tous fictifs, il pourfendait dj la puissance coloniale, et dnonait linjustice que subissait ses compatriotes. Son premier fait darmes politique sera sans doute son arrestation aprs les massacres du 8 mai 1945. Avant cette date, il avait dj plong dans les eaux troubles du combat politique ant-indpendance. Fervent militant du PPA (Parti du peuple algrien), il avait aid ce que nombre de scouts rejoignent les Amis du manifeste et de la libert, cr en 1944. Grce au docteur Saadane, il sera mme nomm secrtaire auprs des AML.
Son baptme du feu : le 8 mai 1945Mais leffervescence politique algrienne gagne du terrain, et mai 1945 sera loccasion rve pour faire exploser ces revendications dmancipation.Entre le 1er et le 8 mai 1945, les grandes villes algriennes clbrent la fois la fte du Travail et la victoire contre lAllemagne nazie. Aprs les dbordements que lon connat, et les massacres qui ont t commis, il fait les frais de la vague darrestations des 10 et 11 mai 1945. Ce sera le grand tournant de son parcours politique. Aguerri par dix mois demprisonnement, il adhre au MTLD ds sa libration survenue le 9 mars 1946. Tout au long de son incarcration, il aura mditer sur la vritable nature de la France coloniale. Pour Larbi Ben Mhidi, convaincu de linutilit dune coexistence entre Europens et Algriens, le concept dindpendance ne fait plus aucun doute prsent. En le librant lui et nombre de personnalits politiques algriennes telles que Messali Hadj ou Ferhat Abbas, la France pensait apaiser les tensions et gagner la confiance des militants politiques. Cest tout fait le contraire qui se produira. En plus davoir t forgs par le bagne, tous ces hommes seront convaincus de labsolue ncessit de conqurir lindpendance, mais la mthode sera diffrente selon ses concepteurs.Devenu la bte noire des colons, Larbi Ben Mhidi sera contraint de vivre jusqu sa mort dans la clandestinit. Ses innombrables identits lui vaudront le surnom de lhomme au vingt visages. Son heure de gloire viendra avec sa participation la cration de lOrganisation spciale (OS) en 1947. Ds lors, cest lascension dans le mouvement nationaliste. Partisan incontestable dun soulvement arm, il tait la tte pensante de ce qui sera plus tard le 1er Novembre 1954. Avant cette date fatidique, il fait videmment partie des vingt-deux historiques qui peaufinent dans le secret le plus total le dclenchement du mouvement arm. A ce titre, il sera prsent la crmonie de cration du CRUA (Comit rvolutionnaire pour lunit et laction) organise le 25 juillet 1954 dans la maison de Lyes Derriche El Madania. A partir de ce moment, il fera partie de tous les grands rendez-vous lis lorganisation logistique, politique et militaire de la rvolution. Avec Rabah Bitat, Mustapha Ben Boulad, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Didouche Mourad, il fera partie de la cellule spciale charge de coordonner le travail du CRUA. Une fois la rvolution entame, il prend part au Congrs de la Soummam. En ce 20 aot 1956, il est prsident de sance, et un des grands stratges de la fameuse runion aux cts de Krim Belkacem, de Zighout Youcef, de Ouamrane, et de Abane Ramdane, duquel il tait un proche parmi les proches.
Proche parmi les proches de Abane RamdaneIl lavait cette occasion ouvertement soutenu dans ses innombrables conflits avec ses adversaires politiques.Envoy spcial de Abane Ramdane dans une capitale arabe pour y discuter avec dautres militants algriens installs sur place, il aurait t carrment gifl par lun dentre eux. Une confidence amre que Ben Mhidi avait faite Abane. Nous ne pouvons pas discuter avec ces gens-l, avait alors dit Larbi son ami. Lhomme qui a gifl Ben Mhidi, et qui par ailleurs est toujours en vie aujourdhui, deviendra aprs lindpendance un des dirigeants de la Rpublique algrienne alors naissante. Mais heureusement pour lui, le grand militant Ben Mhidi napprendra pas la mort tragique de Abane Ramdane. Il mourra dix mois avant lui. Inlassablement recherch par les militaires franais, Ben Mhidi sera arrt par pur hasard. Alors quil se trouvait dans un appartement situ la rue Debussy, il ne savait pas que limmeuble dans lequel il se trouvait appartenait une famille qui venait de faire lobjet dune perquisition. Une fois sur place, la police larrte, mais ne dcouvre sa vritable identit que vingt-quatre heures plus tard. Sa capture est alors applaudie par tout lestablishment franais.Mais quen est-il de lavis de ses opposants au sein du mouvement nationaliste ? Il est incontestable que larrestation de Larbi Ben Mhidi a suscit la joie de tous ceux qui lavaient dj dans leur ligne de mire. Instruit, intelligent, comp tent, religieux et profondment dmocrate, il constituait sans nul doute un danger pour les dictateurs de la rvolution. Sa mort dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, et lassassinat de son ami Abane, le 26 dcembre de la mme anne, auront t un soulagement pour toux ceux qui sapprtaient prendre le pouvoir ds lt 1962. Cinquante ans aprs sa mort, Larbi Ben Mhidi, au mme titre que tous ceux qui ont donn leur vie pour lAlgrie, continue dalimenter la mmoire collective par son courage inou, linverse de ceux qui, par leurs apptits grandissants et leur amour du pouvoir nont aucun moment gagn le confiance populaire. Sil navait pas t tu par les Franais, il aurait sans doute t attir dans un guet-apens et trangl, quelque part dans le nord du Maroc, peut-tre mme Ttouan !
M. K. D

Publi par TAHIA BLADI
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   MOKRANI 2008-10-28, 21:10

Pour le commun des Algriens,le martyr Benm'hidi est l'homme qui s'est sacrifi pour que vive l'Algrie ternelle,nul ne saurait douter,en effet, de la bravoure exemplaire de ce hros tortur mort , de l'aveu mme de ses bourreaux... Il nous appartient tous aujourd'hui,de mditer le sacrifice de ces hommes authentiques,un sacrifice qu'on a souvent tendance occulter,et pourtant! Il nous faut souvent penser ces guillotins -et ils sont nombreux-morts pour une cause laquelle ils avaient cru ,et laquelle nous devons y croire, maintenant plus que jamais: la Libert!

MOKRANI

: 5
: 55
: AINM'LILA
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: 0
: 13/08/2008

    


 
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