Les « aveux » d’Aussaresses

ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÓÇÈÞ ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÊÇáí ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

Les « aveux » d’Aussaresses

ãõÓÇåãÉ ãä ØÑÝ Moh Larbi BenMhidi² Ýí 2008-10-17, 23:34

Le général Aussaresses avoue le meurtre de Larbi Ben M’hidi :
«J’ai agi sous les ordres de Mitterrand»



"C'était un ordre de François Mitterrand"
Ben M’hidi, le héros immortel

Lundi 19 Mai 2008 -- La dernière révélation du général Aussaresses sur l’implication de François Mitterrand dans l’assassinat de Larbi Ben-M’Hidi remet sur le tapis la «face cachée de la France». François Mitterrand était, à cette époque, ministre de la justice de la France. Pays des droits de l’homme. De la Révolution de 1789. Un pays dont les principaux responsables pourtant n’hésitent pas à recourir aux exécutions sommaires maquillées en suicides. Le plus troublant dans l’histoire et s’agissant de la liquidation physique de Ben M’hidi est qu’on a l’impression d’avoir affaire à deux France.

D’un côté, un colonel de l’armée française à l’époque, en l’occurrence Bigeard, rend les honneurs militaires à son illustre prisonnier qu’était Ben M’hidi et de l’autre un officier, Aussaresses, qui se faisait appeler le commandant O, prend la relève pour assassiner, sur ordre, ce même prisonnier. C’est l’unique fois où la France se met dans cette situation durant la guerre de Libération nationale. Il y a eu, certes, le piratage de l’avion transportant Ben Bella et ses compagnons. Il y a eu, aussi, le poste de transmission piégé qui ôta la vie à Ben Boulaïd, cet autre héros de la Révolution. Il y a eu tant et tant de liquidations sommaires, qui ne glorifient pas la France, de combattants algériens au cours des huit années de lutte. Mais, jamais il n’y a eu une telle dualité de comportements d’officiers français dans une même affaire. A l’exception toutefois de l’affaire Dreyfus qui fut, elle, une affaire strictement franco-française. Rien à voir avec l’Algérie.

Ben M’hidi aura réussi, même dans sa mort, à servir l’Algérie pour avoir mis à nu les deux faces de la France. Grâce à lui, on comprend mieux pourquoi De Gaulle a envoyé des barbouzes combattre l’OAS après le cessez-le-feu. Grâce à lui, on comprend mieux aussi le «il faut que les élections se poursuivent» de Mitterrand alors chef de l’Etat français surpris par la démission du Président Chadli en janvier 1992. Grâce à lui, que d’événements troubles trouvent leur explication! Même les aveux d’Aussaresses s’expliquent et on peut dire, d’ores et déjà, qu’ils n’ont rien à voir avec un quelconque remords pour soulager sa conscience. D’ailleurs, il dit lui-même qu’il ne regrette pas son crime. Grâce à Ben M’hidi aussi on comprend mieux l’échec du traité d’amitié avorté. Et de beaucoup d’autres faits. C’est sur cette dualité française que devraient se pencher nos historiens. Pour mieux comprendre le présent et envisager l’avenir. Que notre jeunesse sache que le sacrifice de Ben M’hidi doit toujours être l’éclairage avec lequel elle devra lire l’histoire de l’Algérie. D’avant, pendant et après l’occupation.

Le tortionnaire Paul Aussaresses révèle :
« L’ordre de tuer Ben M’hidi est venu de Mitterrand »

Quote:

...« Nous avons conduit le prisonnier sous bonne escorte – nous craignions que le FLN n’organise une évasion – dans une ferme isolée. Là, dans une pièce à l’écart de l’habitation, mes hommes ont accroché une corde à un tuyau et placé un tabouret dessous. L’un d’eux a même testé le gibet pour mesurer la résistance du tuyau. Il était solide. Vers minuit, Ben M’hidi est entré dans la pièce. Il a repoussé le parachutiste qui voulait lui mettre un bandeau sur les yeux en disant qu’il était un soldat. Le para lui a répondu que c’était un ordre. La voix ferme, Ben M’hidi a répliqué : ‘’Je sais ce qu’est un ordre. Je suis moi-même colonel de l’ALN.’’ Ce sont ses dernières paroles. »...
pour d'amples infos consulter le lien:
http://my.algeria.com/forums/history-histoire/19104-il-y-50-ans-mourait-sous-la-torture-mohamed-larbi-ben-m-hidi-2.html


ÚÏá ÓÇÈÞÇ ãä ÞÈá Moh_AM Ýí 2008-10-17, 23:40 ÚÏá 1 ãÑÇÊ

Moh Larbi BenMhidi²
Admin

ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 526
ÇáÚãÑ : 34
ÇáãÏíäÉ : ALGER
ÇáÓøñãÚóÉ : 18
äÞÇØ : 625
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 07/11/2007

http://Ainmlila.exprimetoi.net

ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

ÑÏ: Les « aveux » d’Aussaresses

ãõÓÇåãÉ ãä ØÑÝ Moh Larbi BenMhidi² Ýí 2008-10-17, 23:38

suite de l'article :Les « aveux » d’Aussaresses
la source:http://www.elwatan.com/Les-aveux-d-Aussaresses-toujours


Cinquante ans après l’assassinat de Larbi Ben M’hidi

Les « aveux » d’Aussaresses toujours couverts par l’impunité




La corde se cassa une première fois. C’est comme un signe : au bout du nœud assassin, l’homme de 34 ans était plus grand que la misérable sauvagerie de ses bourreaux. C’est la nuit coloniale et la nuit tout court du 4 mars 1957. L’homme s’appelait Mohamed Larbi Ben M’hidi. Les bourreaux, eux, ne se cachent plus.



Contredisant la version officielle française du suicide, le général Aussaresses, le tristement célèbre « commandant O », ancien coordinateur en 1957 des services de renseignements à Alger auprès du général Massu, confirme dans le quotidien français Le Monde du mardi 6 mars 2006 que Larbi Ben M’hidi a été exécuté par pendaison et par ses propres soins et reconnaît, également, sans la moindre once de regret, l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel. « Officiellement chargé de coordonner le travail des officiers de renseignements, de la police et de la justice pendant la bataille d’Alger, le ‘’commandant O’’ effectue, sans état d’âme, la sale besogne que le pouvoir politique, en métropole, laisse faire, voire ordonne aux chefs militaires français à Alger », écrit Le Monde. Aussaresses raconte au quotidien que Larbi Ben M’hidi est emmené en jeep, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, vers la Mitidja, au sud d’Alger. Il est conduit dans la ferme désaffectée d’un colon extrémiste. Six hommes préparent l’exécution. Ils glissent une corde autour du tuyau de chauffage accroché au plafond, font un nœud coulant et installent un tabouret en dessous. Peu après minuit, Ben M’hidi est introduit dans la pièce. L’homme refuse le bandeau qu’on lui propose. « C’est un ordre ! », lui lance le soldat. « Je suis moi-même colonel de l’ALN (Armée de libération nationale), je sais ce que sont les ordres ! », réplique Larbi Ben M’hidi, prononçant peut-être là ses dernières paroles. Le « commandant O » refuse d’accéder à sa requête. Pour le pendre, les bourreaux vont s’y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse. Dans une conférence de presse donnée le 6 mars 1957, le porte-parole du gouvernement général déclara : « Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. » Le Monde rapporte également que la version du général Aussaresses est confirmée par un ancien combattant algérien, Mohamed Cherif Moulay, qui s’était rendu à la morgue de Saint-Eugène pour récupérer le corps de son père. « Un cadavre se trouvait sur une table métallique (…) Sur l’un de ses gros orteils, il y avait une étiquette accrochée avec un nom : "Ben M’hidi". J’ai tout de suite reconnu son visage », raconte Mohamed Cherif Moulay au Monde. « Il ne saignait pas, ne portait aucun impact de balle, ni trace de sang, mais il avait à la hauteur du cou une sorte de bleu rougeâtre, comme un œdème », ajoute-t-il. Pour Henri Alleg, torturé par les paras à Alger et auteur de La Question, et qui s’exprimait dans les colonnes de l’hebdomadaire français le Nouvel Observateur, Aussaresses « ne fait que confirmer ce qu’il a écrit et dit lors de son procès portant sur le contenu de son livre (Services spéciaux, Algérie 1955-1957, ndlr). Il n’apprend rien de nouveau. Le général Aussaresses revient sur ses mensonges. Il avait accrédité le fait que Ben M’hidi s’était suicidé. C’est lui qui avait combiné ce mensonge comme lorsqu’il avait transformé l’assassinat du prisonnier politique Maurice Audin en évasion. Cette nouvelle confirmation ne traduit en rien une nouvelle affaire Aussaresses. Le général ne fait que continuer à se vanter. De plus en plus de travaux mettent en évidence les mensonges du régime français pendant la guerre d’Algérie. Aujourd’hui on ne peut plus nier ». Aucune réaction du côté officiel algérien depuis les « aveux » répétitifs du général Aussaresses. « Fusillé, exécuté froidement d’une balle dans la tête ou pendu, ces scénarios ne changent rien à la nature du forfait : un dirigeant de la Révolution, prisonnier de guerre de surcroît, a été victime d’une liquidation pure et simple », déclare au Quotidien d’Oran, dans son édition d’hier, Brahim Chergui, un des responsables de l’Organisation dans l’Algérois. « Il s’agit d’un assassinat. La question de fond reste de savoir qui sont les responsables de la liquidation du membre du CCE. Nul besoin d’exégèse. Les véritables responsables, les donneurs d’ordre sont les décideurs politiques de l’époque », dit-il encore. Pour rappel, Paul Aussaresses avait seulement suggéré dans son livre Services spéciaux, Algérie 1955-1957, publié en 2001, l’assassinat de Ben M’hidi par lui et ses pairs. Il a été poursuivi en justice pour « apologie de la torture ». Il est couvert par les décrets du 21 mars 1962 qui ont amnistié les infractions liées à la répression sauvage du dispositif militaro-policier colonial. D’ailleurs, dans un arrêt de 1993 concernant l’Indochine, la cour de cassation française a restreint la répression des crimes contre l’humanité à ceux commis durant la Seconde Guerre mondiale. En 2003, la cour de cassation rejette la poursuite des crimes contre l’humanité commis pendant « la guerre d’Algérie » dans l’affaire opposant la Fédération internationale de défense des droits de l’homme (FIDH) au général Aussaresses. Le 29 mai 2001, la FIDH avait déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du tribunal de grande instance de Paris pour crimes contre l’humanité. Le 11 septembre 2001, le juge d’instruction avait rendu une ordonnance de refus d’informer pour prescription des faits poursuivis. Cette décision avait ensuite été confirmée le 12 avril 2002 par un arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris qui constatait, en outre, l’applicabilité de la loi d’amnistie contre les faits reprochés. Selon la justice française, les actes de torture revendiqués par le général Aussaresses entre 1955 et 1957 ne peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité et entrent donc dans le champ des crimes amnistiés par la France en 1968. La FIDH avait alors condamné « la frilosité et le conservatisme de la décision rendue par la cour de cassation qui refuse encore obstinément d’appliquer la coutume internationale alors même que les faits incriminés obligent pourtant les Etats à poursuivre et juger les auteurs de crimes contre l’humanité ». « Si la France est capable de traduire en justice des criminels de guerre ayant sévi sous le régime de Vichy, elle doit également être en mesure de s’acquitter de ses obligations juridiques en ce qui concerne la guerre d’Algérie », avait souligné Amnesty International lors de la parution du livre. Le 24 novembre 2000, après qu’un certain nombre d’officiers, dont les généraux Paul Aussaresses et Jacques Massu, eurent admis publiquement avoir été impliqués dans des actes de torture et des exécutions extrajudiciaires, plusieurs ONG de défense des droits de l’homme avaient appelé les autorités françaises à traduire en justice les responsables présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Mais le 14 décembre 2000, le président français, Jacques Chirac, a opposé une fin de non-recevoir à ceux qui demandaient que soient présentées des excuses officielles concernant la pratique de la torture par des soldats français pendant la guerre.




Par Adlène Meddi

Moh Larbi BenMhidi²
Admin

ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 526
ÇáÚãÑ : 34
ÇáãÏíäÉ : ALGER
ÇáÓøñãÚóÉ : 18
äÞÇØ : 625
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 07/11/2007

http://Ainmlila.exprimetoi.net

ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

ÑÏ: Les « aveux » d’Aussaresses

ãõÓÇåãÉ ãä ØÑÝ Moh Larbi BenMhidi² Ýí 2008-10-17, 23:51

suite : autre article

la source :


http://esperal2003.blogspot.com/2007_03_01_archive.html




Il y a 50 ans mourait sous la torture Mohamed Larbi Ben M’hidi Le révolutionnaire qui dérangeait
Samedi 3 Mars 2007
Par Mohamed Khaled Draren














«Je me suis ordonné de ne rien vous dire». C’est sans doute la dernière phrase qu’a eu à prononcer Larbi Ben M’hidi à ses tortionnaires, avant de rendre l’âme dans la villa Susini à Clos Salembier (El Madania).Il venait alors d’y être séquestré, et subira les pires sévices durant dix longs jours. Son assassinat sera maquillé en suicide, et Ben M’hidi, déjà au firmament de la gloire, entrera de plain-pied dans l’histoire.Proie inestimable pour les Français, son arrestation survenue par pur hasard le 23 février 1957 sera considérée comme l’un des succès les plus retentissants des parachutistes de Marcel Bigeard.Mais devant son silence et son refus d’avouer la moindre information, les autorités françaises décident de l’achever. Pour cela, il leur faudra l’assentiment d’une très haute personnalité politique. François Mitterrand sera donc le bourreau indirect de Ben M’hidi. Ministre de la Justice de l’époque, il ne donne aucune limite à sa cruauté et acquiesce à l’idée proposée par les militaires. Soixante-douze heures plus tard, Michel Gorbin, porte-parole du gouverneur général annonce que Ben M’hidi s’est «suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise». Ceux qui ont connu le chahid, sa piété et sa religiosité débordante, auront tout de suite compris. La France, empêtrée dans la bataille d’Alger, venait de passer à la vitesse supérieure en tuant un des ténors de la révolution algérienne.
Sa famille fera de son éducation une priorité Mais la vie de Mohamed Larbi Ben M’hidi est ainsi faite de péripéties politiques, et de dévouement à la cause nationale avant même que n’éclatent les premières revendications indépendantistes. Né en 1923 à Aïn Mlila, il est issu d’une famille aisée et très attachée aux valeurs religieuses. Ce sont ces mêmes valeurs qui ne le quitteront pas jusqu’à sa mort. Le père de Larbi, commerçant de son état, a veillé à ce que son fils bénéficie d’une éducation complète et parfaite, et cela en dépit de toutes les restrictions que les autorités coloniales avaient imposées aux indigènes. Incapable d’inscrire son fils près de leur lieu de résidence à Aïn Mlila, il le mettra sous l’autorité de son oncle maternel à Batna. C’est là qu’il fera son entrée au collège colonial de la ville. Il y obtiendra le CEP avec mention très bien.
Une vie faite de scoutisme de politique et de théâtreMais c’est à Biskra où il s’installera plus tard avec sa famille que le futur militant se forgera une véritable instruction à la fois religieuse et politique. Cette dernière commencera par son ralliement en 1936 aux Scouts musulmans algériens. Ses anciens camarades garderont de lui le souvenir d’un vrai scout dévoué et omniprésent auprès des enfants qu’il avait à encadrer. Selon nombre de ses proches, le scoutisme aura contribué en grande partie au renforcement de ses ambitions politiques. Sa rencontre avec le cheikh Ali Marhoum et Mohamed Abed Jilali ne fera que confirmer la vocation politique de Larbi Ben M’hidi.Intellectuel jusqu’au bout des ongles, il prenait même le temps de faire du théâtre entre 1944 et 1945. Il avait à cette occasion présenté nombre de pièces au théâtre casino de Biskra. A travers ses personnages tous fictifs, il pourfendait déjà la puissance coloniale, et dénonçait l’injustice que subissait ses compatriotes. Son premier fait d’armes politique sera sans doute son arrestation après les massacres du 8 mai 1945. Avant cette date, il avait déjà plongé dans les eaux troubles du combat politique anté-indépendance. Fervent militant du PPA (Parti du peuple algérien), il avait aidé à ce que nombre de scouts rejoignent les Amis du manifeste et de la liberté, créé en 1944. Grâce au docteur Saadane, il sera même nommé secrétaire auprès des AML.
Son baptême du feu : le 8 mai 1945Mais l’effervescence politique algérienne gagne du terrain, et mai 1945 sera l’occasion rêvée pour faire exploser ces revendications d’émancipation.Entre le 1er et le 8 mai 1945, les grandes villes algériennes célèbrent à la fois la fête du Travail et la victoire contre l’Allemagne nazie. Après les débordements que l’on connaît, et les massacres qui ont été commis, il fait les frais de la vague d’arrestations des 10 et 11 mai 1945. Ce sera le grand tournant de son parcours politique. Aguerri par dix mois d’emprisonnement, il adhère au MTLD dès sa libération survenue le 9 mars 1946. Tout au long de son incarcération, il aura à méditer sur la véritable nature de la France coloniale. Pour Larbi Ben M’hidi, convaincu de l’inutilité d’une coexistence entre Européens et Algériens, le concept d’indépendance ne fait plus aucun doute à présent. En le libérant lui et nombre de personnalités politiques algériennes telles que Messali Hadj ou Ferhat Abbas, la France pensait apaiser les tensions et gagner la confiance des militants politiques. C’est tout à fait le contraire qui se produira. En plus d’avoir été forgés par le bagne, tous ces hommes seront convaincus de l’absolue nécessité de conquérir l’indépendance, mais la méthode sera différente selon ses concepteurs.Devenu la bête noire des colons, Larbi Ben M’hidi sera contraint de vivre jusqu’à sa mort dans la clandestinité. Ses innombrables identités lui vaudront le surnom de «l’homme au vingt visages». Son heure de gloire viendra avec sa participation à la création de l’Organisation spéciale (OS) en 1947. Dès lors, c’est l’ascension dans le mouvement nationaliste. Partisan incontestable d’un soulèvement armé, il était la tête pensante de ce qui sera plus tard le 1er Novembre 1954. Avant cette date fatidique, il fait évidemment partie des vingt-deux historiques qui peaufinent dans le secret le plus total le déclenchement du mouvement armé. A ce titre, il sera présent à la cérémonie de création du CRUA (Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action) organisée le 25 juillet 1954 dans la maison de Lyes Derriche à El Madania. A partir de ce moment, il fera partie de tous les grands rendez-vous liés à l’organisation logistique, politique et militaire de la révolution. Avec Rabah Bitat, Mustapha Ben Boulaïd, Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Didouche Mourad, il fera partie de la cellule spéciale chargée de coordonner le travail du CRUA. Une fois la révolution entamée, il prend part au Congrès de la Soummam. En ce 20 août 1956, il est président de séance, et un des grands stratèges de la fameuse réunion aux côtés de Krim Belkacem, de Zighout Youcef, de Ouamrane, et de Abane Ramdane, duquel il était un proche parmi les proches.
Proche parmi les proches de Abane RamdaneIl l’avait à cette occasion ouvertement soutenu dans ses innombrables conflits avec ses adversaires politiques.Envoyé spécial de Abane Ramdane dans une capitale arabe pour y discuter avec d’autres militants algériens installés sur place, il aurait été carrément giflé par l’un d’entre eux. Une confidence amère que Ben M’hidi avait faite à Abane. «Nous ne pouvons pas discuter avec ces gens-là», avait alors dit Larbi à son ami. L’homme qui a giflé Ben M’hidi, et qui par ailleurs est toujours en vie aujourd’hui, deviendra après l’indépendance un des dirigeants de la République algérienne alors naissante. Mais heureusement pour lui, le grand militant Ben M’hidi n’apprendra pas la mort tragique de Abane Ramdane. Il mourra dix mois avant lui. Inlassablement recherché par les militaires français, Ben M’hidi sera arrêté par pur hasard. Alors qu’il se trouvait dans un appartement situé à la rue Debussy, il ne savait pas que l’immeuble dans lequel il se trouvait appartenait à une famille qui venait de faire l’objet d’une perquisition. Une fois sur place, la police l’arrête, mais ne découvre sa véritable identité que vingt-quatre heures plus tard. Sa capture est alors applaudie par tout l’establishment français.Mais qu’en est-il de l’avis de ses opposants au sein du mouvement nationaliste ? Il est incontestable que l’arrestation de Larbi Ben M’hidi a suscité la joie de tous ceux qui l’avaient déjà dans leur ligne de mire. Instruit, intelligent, comp tent, religieux et profondément démocrate, il constituait sans nul doute un danger pour les dictateurs de la révolution. Sa mort dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, et l’assassinat de son ami Abane, le 26 décembre de la même année, auront été un soulagement pour toux ceux qui s’apprêtaient à prendre le pouvoir dès l’été 1962. Cinquante ans après sa mort, Larbi Ben M’hidi, au même titre que tous ceux qui ont donné leur vie pour l’Algérie, continue d’alimenter la mémoire collective par son courage inouï, à l’inverse de ceux qui, par leurs appétits grandissants et leur amour du pouvoir n’ont à aucun moment gagné le confiance populaire. S’il n’avait pas été tué par les Français, il aurait sans doute été attiré dans un guet-apens et étranglé, quelque part dans le nord du Maroc, peut-être même à Tétouan !
M. K. D

Publié par TAHIA BLADI

Moh Larbi BenMhidi²
Admin

ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 526
ÇáÚãÑ : 34
ÇáãÏíäÉ : ALGER
ÇáÓøñãÚóÉ : 18
äÞÇØ : 625
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 07/11/2007

http://Ainmlila.exprimetoi.net

ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

ÑÏ: Les « aveux » d’Aussaresses

ãõÓÇåãÉ ãä ØÑÝ MOKRANI Ýí 2008-10-28, 21:10

Pour le commun des Algériens,le martyr Benm'hidi est l'homme qui s'est sacrifié pour que vive l'Algérie éternelle,nul ne saurait douter,en effet, de la bravoure exemplaire de ce héros torturé à mort , de l'aveu même de ses bourreaux... Il nous appartient tous aujourd'hui,de méditer le sacrifice de ces hommes authentiques,un sacrifice qu'on a souvent tendance à occulter,et pourtant! Il nous faut souvent penser à ces guillotinés -et ils sont nombreux-morts pour une cause à laquelle ils avaient cru ,et à laquelle nous devons y croire, maintenant plus que jamais: la Liberté!

MOKRANI

ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 5
ÇáÚãÑ : 53
ÇáãÏíäÉ : AINM'LILA
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 0
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 13/08/2008

ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá

ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÓÇÈÞ ÇÓÊÚÑÖ ÇáãæÖæÚ ÇáÊÇáí ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ


 
ÕáÇÍíÇÊ åÐÇ ÇáãäÊÏì:
áÇÊÓÊØíÚ ÇáÑÏ Úáì ÇáãæÇÖíÚ Ýí åÐÇ ÇáãäÊÏì