La violence contre les femmes, un problme de socit

      

La violence contre les femmes, un problme de socit

    2010-03-30, 18:55

La violence contre les femmes, un problme de socit

Par : MALIKA BEN du journal libert du 30 mars 2010


Contraintes socioconomiques, pression, squelles de la dcennie noire, milieu familial sont autant de facteurs poussant la monte de la violence contre la femme, estiment les spcialistes.

Le brlant dossier de la violence contre les femmes est, une fois de plus, au-devant de l'actualit par la projection d'un film documentaire ralis par Sid-Ali Mazif, en collaboration avec la commission des femmes syndicalistes de la wilaya d'Alger, affilie l'UGTA. Nous n'avons pas fait ce film pour nous dtendre, mais pour ouvrir un large dbat sur toutes les formes de violence contre la femme, note la prsidente de la commission, Mme Rahmani, avant de laisser la parole au patron de l'UGTA. Pour M. Sidi-Sad, il y a diffrentes formes de violence contre la femme. Élever la voix ou lever la main sans mme frapper sa femme ou sa fille est un acte de violence. Quand le coup est parti, cela veut dire que la violence est consomme, estime le SG de l'UGTA. Avant d'avouer avoir lui-mme eu le faire. Mais je m'en suis excus, tient-il toutefois ajouter. Faire barrage l'volution professionnelle de la femme ou sa candidature un poste de responsabilit est galement une forme de violence, estime Sidi-Sad qui quittera la salle sans voir le film.
90 minutes de tmoignages poignants et d'images plus choquantes les unes que les autres sur ce que beaucoup de femmes subissent entre les mains de ceux censs tre leurs aimants et attentionns protecteurs. C'est par une image parlant d'elle-mme que le cinaste Sid-Ali Mazif a commenc le film Violence contre les femmes. Une jeune femme dont le visage est macul de sang, portant une simple djeba et fuyant le domicile conjugal dans une hystrie totale. Direction : le commissariat de police. Car, cette fois-ci, il fallait en finir une bonne fois pour toutes. Il fallait surtout briser le tabou et avouer sa double souffrance physique et morale. Une fois dans l'enceinte du commissariat, une seule phrase sort tel un refrain de sa bouche : Je veux dposer plainte. Au policier qui insistait pour lui prodiguer d'abord les soins ncessaires ses diffrentes blessures, elle n'a qu'une seule rplique : Je veux dposer plainte contre mon mari qui m'a battue. Suit une srie de tmoignages de femmes repches par les centres d'accueil de diffrentes localits et wilayas du pays. Preuve que la violence ne cible point une catgorie bien prcise de femmes, mais ce sont toutes les femmes qui en sont victimes.
C'est le cas de cette femme qui, aprs 40 annes de mariage, a dcid de briser les chanes. Mon mari ma toujours battue, mais je venais chez le mdecin pour des soins sans avouer ce qui s'tait pass au juste. Mais l je n'en peux plus, alors j'ai dcid de passer chez le mdecin lgiste pour dnoncer mon mari et pouvoir dposer plainte, avoue enfin cette dame hberge dans un centre d'accueil qui attendait le verdict de la justice. Ou encore le cas de cette jeune fille qui n'a pu faire face aux avances et autres harclements sexuels de son beau-pre. Elle fugue la violence familiale, mais est vite accueillie par la violence de la rue et tous ses alas avant de se retrouver, comme dans la plupart des cas, enceinte d'un enfant qui ne connatra jamais son pre. Plusieurs autres cas de violence inimaginable ont t rapports, mais toutes taient unanimes dire que la violence engendre d'autres difficults encore plus dramatiques et plus inextricables. Il faudrait donc lui faire barrage par tous les moyens. La solution ? Pour Mme Bouatta, psychologue, la violence dans certains cas relve de la psycho-pathologie. Le commissaire Messaoudene de la DGSN rvlera que la violence a pris un dangereux virage pour diverses raisons dont les squelles de la dcennie noire. Elle avouera que les statistiques ne refltent point le nombre rel des femmes violentes, car nombreuses sont celles qui n'arrivent toujours pas dnoncer leurs poux. Le film se termine par un pome qui retrace les souffrances de la femme avec l'homme de sa vie. Un homme qui n'a mme pas eu le courage de rester jusqu' la fin de la projection. En effet, certains syndicalistes ont profit des moments d'motion des femmes lors de la projection pour quitter la salle sur la pointe des pieds. Ce que la prsidente de la commission des femmes syndicalistes d'Alger na pas manqu de relever. Les dbats ont port sur plusieurs axes.
Le SG du secteur des finances a reproch aux femmes le fait d'occulter la violence des femmes contre les hommes. Car pour lui, la femme dominante qui met la pression sur son mari est toujours la cause de cette violence. La rplique sera donne par l'avocate Nadia At Zai qui rappellera que 75% de femmes sont violentes contre seulement 1% d'hommes. La spcialiste dans le genre, le Dr Bellal, refuse, pour sa part, la ghettosation de la violence contre la femme car c'est un problme de socit dans lequel l'homme est concern. Les intervenantes, lors des dbats, taient unanimes dire que la violence qui part de la famille doit tre combattue au sein mme de la famille par une bonne ducation des enfants dans un milieu sain et quilibr, loin de l'injustice et de l'ingalit qui ouvrent la voie la violence.




    

: La violence contre les femmes, un problme de socit

   Al-fassil 2010-03-30, 22:40


Notre consolation toutes les femmes ayant subi d'injustes actes ou traites renvoyant le statut de la femme l'age de pierre. une chose qu'on peut nullement admettre temps des grandes revolutions.
Violenter une femme, c'est en abuser de faiblesse (phisique), bont, de la nature d'un etre qui n'est qu'une mere, soeur, fille,, ame soeur. ou humain tout court.
Il nous faut dans ce contexte comme autant beaucoup d'autres savoir et avoir le sens de communiquer par les cinq ou six sens humains. ce qui nous permettra de nous differencier des autres etre deambulant sur cette vielle planete!

Al-fassil
Pro
Pro

: 655
: 48
: Ain M'lila
: 10
: 1434
: 30/04/2009

http://www.al-fassil.co.cc

    

      

- 

 
: